Diallo
Guinea
Diallo, 26 ans, est un volontaire de la première heure du projet MaM en Guinée. En marge de sa formation en master de Management des organisation, le jeune bénévole a contribué à l’organisation d'activités de sensibilisation partout en Guinée.
Le parcours migratoire de Hady a débuté le 18 avril 2017 avec le soutien de son père et au terme d’une longue préparation qui l’a conduit en Côte d’Ivoire. C’est en effet dans ce pays voisin que le jeune diplômé en droit a travaillé durant 4 mois afin d’économiser de l’argent pour financer son voyage. Sa motivation, faire des études de master en Europe pour compléter sa licence obtenu dans une université guinéenne peu avant. C’est après ce séjour ivoirien et avec un appui financier de 500 euros de la part de son père que Hady prend la route migratoire.

Ce chemin le conduira d’abord au Mali et en Algérie où il travaillera plus d’un mois comme ouvrier dans des chantiers pour obtenir la somme d’argent fixée pour la traversée, puis à Zabrata, une ville libyenne située au bord de la Méditerranée. Mais 6 mois après son arrivée dans cette ville, malgré une forte dépense et de nombreuses négociations avec des groupes de passeurs, Hady ne parvient pas à partir du sol libyen. Pire, son projet tombe à l’eau après son arrestation et sa mise en détention dans un camp de rétention de migrants. « On souffrait tous les jours dans les campos. C’est seulement la solidarité créée avec 14 autres migrants guinéens qui nous a permis de survivre avec l’anarchie qui régnait à l’intérieur de ces lieux. C’était vraiment la traversée du désert, on ne peut compter sur personne. Ce voyage a fait que pour la première fois de ma vie j’ai été en prison où j’ai passé les plus durs moments de ma vie. Mes parents en ont tellement souffert », se souvient-il. Poursuivant, Hady impute l’échec de son projet au manque de franchise des réseaux de passeurs. « Les passeurs vous mentent toujours. Leur slogan c’est Embarqué à Conakry, on vous vomit directement en Italie, comme pour dire que le voyage est rapide et direct. Alors que les réalités du terrain sont toutes autres ».

Hady a finalement été rapatrié le 13 novembre 2017, dans le cadre de l’initiative conjointe FFUE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants. Se remémorant son retour, il explique : « à mon retour j’avais perdu tout espoir en raison d’une part du décès de mon père et d’autre part, la perte de temps et d’argent engendrée par mon expérience infernale sur la route migratoire ».

Aujourd’hui, grâce à l’expérience qu’il a acquise dans la première phase du projet MaM, et dans le but d’enrayer le phénomène des voyages irrégulier en Guinée, Hady a créé avec d’autres migrants de retour, l’Organisation Guinéenne de Lutte contre la Migration Irrégulière (OGLMI), unique structure du genre dans le pays. « Je vis avec ma famille, avec ma soeur et ma maman qui sont très contentes de me voir réussir auprès d’elles. Et pour moi cela n’a pas de prix », conclue-t-il.

Returned migrants play a central role as Volunteers in the development, planning and implementation of the Migrants as Messengers campaign.

Through their stories, the learnings from their migratory experiences and their creativity, MaM Volunteers are the principal authors and actors of the campaign. From 2019-2022, a community of more than 300 volunteers across 7 countries will develop and grow. This community will also have access to diversified training and capacity-building opportunities and be invited to regular activities to support the development of an organic and sustainable community. Female engagement plays an important role within the MaM Volunteer community as they will take the lead in shaping women-to-women dialogue sessions and engaging female audiences more generally.

See all volunteers