Mariam
Guinea
Mariam a rejoint l’équipe des volontaires de MaM Guinée début mai 2020, au terme d’un parcours migratoire qui l’a amené à vivre au Maroc durant 4 ans, entre 2014 et 2018.
Pour Mariam, le royaume chérifien n’était qu’un pays de transit, le territoire idéal qui allait lui permettre de trouver la voie qui la conduirait en Allemagne, pays où l’attendait sa soeur, l’instigatrice de son projet de voyage et en même temps son appui financier pour la réalisation de celui-ci. Mais en dépit de sa détermination et malgré une forte pression familiale, Mariam voit son rêve d’Europe se noyer là, sous l’emprise de difficultés et de stigmatisation quotidiennes dont elle faisait l’objet lors de son périple.

C’est en 1978 que cette volontaire d’origine guinéenne voit le jour en Sierra Leone. Là, elle suit l’intégralité de son cursus scolaire et universitaire qui s’achève par une formation de 2 ans dans une école de commerce du pays. Tout bascule pour elle à la fin des années 90, période à laquelle elle est contrainte de s’installer en Guinée avec quelques membres de sa famille, chassée par le conflit armé enregistré par son pays d’adoption à ce moment-là. Ne maitrisant pas le français, la langue officielle de l’administration guinéenne, Mariam se heurte alors à la barrière linguistique qui porte atteinte à son projet professionnel. Désireuse de se battre, elle démarre alors un petit commerce d’habits et de sacs pour femmes.

En 2014, la mère de famille est au prise avec des problèmes économiques et conjugaux pressants. « J’étais mariée malgré moi à un de mes cousins qui ne travaillait pas. Et mon commerce ne marchait pas non plus. Nous étions donc obligés de vivre à crédit, notamment pour subvenir aux besoins de mes 2 enfants, chose qui risquait de nous créer des problèmes à la longue. J’ai donc choisi de partir avec l’espoir de changer cette situation une fois en Europe », explique-t-elle.

C’est donc acculée de toute part, qu’elle décide d’émigrer au Maroc quelques mois plus tard avec l’encouragement de sa soeur basée en Allemagne qui promet de financer son voyage. Son périple débute alors par un vol à destination de Casablanca (Maroc), suivi d’un trajet en voiture vers Rabats la capitale du royaume. Ici, elle fait la connaissance de plusieurs passeurs auxquels elle expose son projet, démarches qui lui couteront une importante somme d’argent, le tout sans résultat. Après de nombreuses tentatives infructueuses de rallier les côtes européennes et de fortes dépenses, Mariam se retrouve dans une impasse. Sa soeur ne pouvant plus la soutenir, elle est contrainte de travailler pour payer ses factures. Commence alors pour elle un parcours semé d’embuches.

« J’ai travailler durant une année dans un restaurant subsaharien. Mais avec mon statut de sans papier, j’était sous payer. C’est à peine que je pouvais payer ma part du loyer dans un minuscule logement que je partageais avec d’autres migrantes dans ma situation. Face à ce constat, j’ai démissionné pour chercher à rentrer. C'est dans ce contexte que je suis revenu. A travers migrant As Messengers, je m’engage à protéger mes soeur guinéennes contre ce que j’ai vécu".

Returned migrants play a central role as Volunteers in the development, planning and implementation of the Migrants as Messengers campaign.

Through their stories, the learnings from their migratory experiences and their creativity, MaM Volunteers are the principal authors and actors of the campaign. From 2019-2022, a community of more than 300 volunteers across 7 countries will develop and grow. This community will also have access to diversified training and capacity-building opportunities and be invited to regular activities to support the development of an organic and sustainable community. Female engagement plays an important role within the MaM Volunteer community as they will take the lead in shaping women-to-women dialogue sessions and engaging female audiences more generally.

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