Mariam
Guinea
Mariam a 23 ans et réside à Conakry. Elle suit une formation en droit et effectue actuellement un stage à l'Unité protection de l'OIM en Guinée. Depuis son retour en Guinée, elle participe avec brio aux activités de sensibilisation de MaM.
Mariam est rentrée de Libye et d’Algérie en septembre 2016 avec le soutien de l’OIM. Au lancement du projet Migrants As Messengers (MAM) elle s’est portée volontaire pour explique-t-elle, « véhiculer auprès des jeunes désireux de se lancer dans la migration irrégulière, des messages susceptibles de les informer sur les dangers qu’il courent et pour éventuellement les dissuader », en s’inspirant de son parcoure migratoire. « Les jeunes guinéens et plus précisément les filles et femmes ont besoin de savoir que ce qui se dit dans les médias au sujet des tortures que subissent les migrants dans le désert et au-delà ne relève pas de la fiction », confit-elle.

En Algérie et en Libye, Mariam a été victime des pires sévices qu’une femme puisse subir. Au terme d’une traversée du désert de plusieurs mois à son retour en Guinée, elle décide d’agir pour contribuer à éviter que de telles cruautés arrivent à ses compatriotes attirés par la migration non ordonnée et à la gente féminine en particulier. « Je me suis aperçu que pour une femme, il est plus aisé de faire confiance aux conseils d’une soeur qu’au message d’un homme », explique la jeune volontaire.
C’est ainsi que dans le cadre de la première phase du projet MAM, elle a pris part à de nombreuses actions de sensibilisations à travers les 137 quartiers de la ville de Conakry. Aux filles et femmes en particulier et aux potentiels migrants en général, elle narrait fidèlement son parcours migratoire, sans omettre les plus sordides détails, afin de les amener à prendre conscience des risques qu’engendre la décision d’émigrer dans l’irrégularité. Mariam a aussi porté son discours sur plusieurs plateaux de télévision et dans les studios de nombreuses stations de radio diffusées en Guinée et parfois à l’étranger. En outre, elle répondait volontiers aux invitations de OIM Guinée pour participer à des conférences, des rencontres officielles, des activités sportives et culturelles...

Mariam a aussi permis à OIM Guinée dans le cadre de MAM 1, d’échanger plus facilement avec des migrantes de retour souvent tentées par le silence. Pour parvenir à libérer la parole chez celles-ci, elle a su faire preuve d’un grand sens d’écoute et de compassion et également de courage, au delà des préjugés et du qu’en dira-t-on.

Les formations que Mariam a reçues de l’OIM à travers le projet MaM sont en grande partie à l’origine des aptitudes qu’elle a acquises, des compétences qui lui permettent aujourd’hui de mener à bien ses activités de sensibilisation contre la migration irrégulière. Ce sont ces compétences qui lui permettent en outre de jouer pleinement son rôle d’actrice majeur de la communication à l’attention des femmes au sein de l’Organisation Guinéenne pour la Lutte contre la Migration Irrégulière (OGLMI). Aujourd’hui Mariam a repris ses études de Droit et sera en troisième année la rentrée prochaine.

Returned migrants play a central role as Volunteers in the development, planning and implementation of the Migrants as Messengers campaign.

Through their stories, the learnings from their migratory experiences and their creativity, MaM Volunteers are the principal authors and actors of the campaign. From 2019-2022, a community of more than 300 volunteers across 7 countries will develop and grow. This community will also have access to diversified training and capacity-building opportunities and be invited to regular activities to support the development of an organic and sustainable community. Female engagement plays an important role within the MaM Volunteer community as they will take the lead in shaping women-to-women dialogue sessions and engaging female audiences more generally.

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