Marie
Guinea
Marie est diplômée en administration civile. Désireuse d’obtenir un master, elle part pour l’Egypte en décembre 2016 avec l’espoir d’y décrocher un visa pour un Etat occidental. Ce périple égyptien sera pour elle la source de beaucoup de difficultés, raisons de son retour en Guinée.
« Mon arrivée en Egypte le 27 décembre 2016 a sonné le début de la désillusion », soupire-t-elle d’amblé. « J’ai été choquée de constater que la majorité des filles d’origine subsaharienne qui y résidaient était assignées à des travaux domestiques. Le travail qui était un peu digne en tenant compte de nos diplômes c’était les centre d’appel et même-là, les conditions de travail étaient trop compliquées pour un résultat financier minime. J’ai travaillé durant une semaine dans un centre d’appel et j’ai tout de suite démissionné car je n’en pouvais plus », raconte la bénéficiaire.

A l’issue de cette expérience et malgré des soucis de santé, Marie travaille 15 mois comme ménagère dans 4 familles égyptiennes. Mais là aussi, les difficultés étaient au rendez-vous. « J’était en service jusqu’à 15 heures par jour, pour un salaire de misère avec un minimum de nourriture. Chaque employeur avait sa manière de traiter sa femme de ménage, mais globalement nos relations se résumaient à des injures, des cris et de la maltraitance. Quand dans votre pays vous êtes une cadre et que vous vous retrouvez dans un pays où on vous traite de chien, ce n’est pas facile », assure-t-elle.

Marie finit par jeter l’éponge et se consacrer à l’aboutissement de son objectif initial, celui de la formation. Avec le peu d’argent qu’elle a gagné lors de ses différents contrats, elle s’inscrit dans un institut bon marché qui dispense des cours en français et suit une formation en commerce et comptabilité. Grand amoureuse des étude, elle intègre une formation de styliste en parallèle et fait appel à sa famille pour payer son loyer et se nourrir. « Il n’était plus question de partir ailleurs car après tout ce que j’ai vécu dans ce pays, je voulais tout simplement finir ma formation et rentrer chez moi », précise la volontaire.

En fin 2019, une fois ces diplômes acquis, Marie se rend dans les locaux de l’OIM en Egypte et demande une assistance pour un retour en Guinée. Démarche qui aboutira 2 mois plus tard. Actuellement, elle est dans l’attente de la mise en oeuvre de son projet de réintégration avec l’appui de l’OIM en Guinée et compte faire de son expérience un cas d’école pour inciter les candidats au voyage irrégulier à choisir des options plus sûres.

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Through their stories, the learnings from their migratory experiences and their creativity, MaM Volunteers are the principal authors and actors of the campaign. From 2019-2022, a community of more than 300 volunteers across 7 countries will develop and grow. This community will also have access to diversified training and capacity-building opportunities and be invited to regular activities to support the development of an organic and sustainable community. Female engagement plays an important role within the MaM Volunteer community as they will take the lead in shaping women-to-women dialogue sessions and engaging female audiences more generally.

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